Auteur : Richard Garfield

Editeur : Iello (2011)

Type de Jeu : Affrontements / Combinaisons

Nombre de joueurs : 2 à 6

Age : 8 ans et +

Durée : 30mn

          


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Tokyo est sous la menace d'une horde de monstres horribles, destructeurs et sans pitié...incarnés par les joueurs ! Monstres sanguinaires, robots gigantesques ou encore monstres mutants, tous réunis dans un même but : devenir le Roi de Tokyo. Et, bien sûr, il n'y a qu'une seule place à pourvoir ! c'est donc dans un joyeux affrontement à coup de baffes entre les oreilles que nos chers monstres vont se disputer le titre si convoité...

Quand on se retrouve dans la peau d'un monstre dont la principale motivation est la dévastation, on peut gagner de 2 manières différentes : soit en étant le premier à cumuler 20 points de victoire gagnés grâce à nos exploits destructeurs, soit en éliminant toute forme de concurrence (il ne peut en rester qu'un ! ).


Mise en place :

Chaque joueur choisit un monstre et prend sa figurine ainsi que sa fiche dont il place les molettes sur 10 points de vie et 0 points de victoire.
Le plateau, représentant la ville de Tokyo, est positionné au centre de la table, 2 lieux distinct y sont représentés : Tokyo City et Tokyo Bay. On mélange ensuite les cartes, puis on révèle les 3 premières que l'on place, face visible, à côté du plateau, le reste constituant la pioche. Enfin les 6 dés noirs sont mis à la disposition du premier joueur.


Le tour de jeu

Chaque joueur, à son tour, effectue les 4 phases suivantes :

  • Lancer les dés. Le joueur dispose de 3 lancers maximum, il fait rouler les 6 dés lors de son premier lancer et choisit ceux qu'il relance lors des 2 lancés suivants (il peut relancer tous les dés ou seulement ceux de son choix, y compris ceux conservés lors du tour précédent).

  • Résoudre les dés. Les symboles obtenus sur les dés déterminent les actions disponibles pour le joueur :

    = 1 point + 1 point par supplémentaire.

    = 2 points + 1 point par supplémentaire.

    = 3 points + 1 point par supplémentaire.

    = 1 Cube d'énergie.

    = 1 Grosse baffe.

    = 1 Soin.

  • Acheter des cartes. Le joueur peut acheter une ou plusieurs cartes, parmi celles qui sont dévoilées, en en payant le coût en cube d'énergie. Lorsqu'une carte est achetée, elle est immédiatement remplacée par la première carte de la pioche. Il est aussi possible de dépenser 2 cubes d'énergie pour défausser les 3 cartes visibles et les remplacer par les 3 premières cartes de la pioche.

  • Finir son tour. Certains effets de carte s'activent à cette phase (il ne faut pas les oublier !), puis le joueur termine son tour en passant les dés à son voisin de gauche.


    Devenir le King of Tokyo

    En début de partie, aucun monstre ne se trouve dans Tokyo. Dès qu'un joueur obtient un ou plusieurs symboles Grosse Baffe, il prend le contrôle de Tokyo en plaçant sa figurine sur Tokyo City (sans faire de blessure à personne). A 5 ou 6 joueurs, on utilise Tokyo Bay : lorsqu’un monstre qui ne se trouve pas en ville attaque, il prend le contrôle de Tokyo Bay (si elle est inoccupée) et inflige les blessures au monstre qui se trouve à Tokyo City (si elle est occupée).
    Un joueur qui rentre dans Tokyo (City ou Bay) gagne un point de victoire. Un joueur qui commence son tour dans Tokyo (City ou Bay) gagne 2 points de victoire.
    Tant qu'un joueur se trouve dans Tokyo (City ou Bay), il ne peut plus utiliser les cœurs pour se soigner, mais lorsqu'il met des "Grosses Baffes", il inflige des dégâts à tous ceux qui ne se trouvent pas dans Tokyo. En contrepartie, les monstres qui ne sont pas dans Tokyo n'infligent des blessures qu'à ceux qui sont dans Tokyo !

    Lorsqu'un joueur qui se trouve dans Tokyo est attaqué, il peut retirer son monstre de Tokyo, après avoir subi les blessures, le monstre du joueur attaquant doit alors prendre sa place dans Tokyo. Dans tous les cas ou un joueur arrive dans Tokyo, il doit se placer en priorité sur Tokyo City si l'emplacement est libre.

    Si, suite à l'élimination d'un monstre, il reste moins de 5 participants en jeu, l'emplacement de Tokyo Bay devient inutilisable, si un monstre s'y trouve, il doit quitter Tokyo.


    Fin de partie

    La partie peut se terminer de 2 manières : Lorsqu'un joueur atteint les 20 points de victoire ou s'il ne reste plus qu'un seul monstre en jeu. Dans les 2 cas le joueur est déclaré vainqueur et se voit sacré King of Tokyo.


    Exemples de cartes

    Métabolisme Alien
    Omnivore
    Une Tête de Plus
    Permet au joueur d'acheter les cartes 1 cube d'énergie de moins que leur coût normal. Permet de réaliser de marquer 2 points avec des combinaisons
    Les dés peuvent être utilisés dans d'autres combinaisons.
    Permet de lancer un dé supplémentaire.
    Centrale Nucléaire
    Réacteurs
    Energie Solaire
    Permet de gagner 2 points de victoire et de soigner 3 blessures. Permet au monstre de ne pas subir de blessure lorsqu'il fuit Tokyo. Permet de gagner un cube d'énergie lorsqu'à la fin de son tour le joueur n'en possède aucun.
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    Si la base mécanique de King of Tokyo s'appuie ouvertement sur le principe du Yatzee, le jeu ne se contente pas d'être un simple ersatz, loin s'en faut ! En fait la similitude s'arrête aux 3 lancés de dés et aux combinaisons possibles avec ces derniers. Mais ici les combinaisons servent aussi bien à marquer des points, qu'à "mettre des grosses baffes" aux autres monstres et à acheter des cartes spéciales dotées de pouvoirs aux effets divers...

    Notons que le jeu est signé Richard Garfield, monsieur Magic ! certes on n'est pas dans le même registre, et bien que KoT permette aussi les combinaisons de cartes, le jeu se veut surtout rapide, convivial et familial (bien loin de la profondeur de Magic). Le truc c'est que ça fonctionne parfaitement bien et qu'on se surprend à proposer le jeu en toute occasion, et ce, quel que soit le public.

    Au rayon des bémols, King of Tokyo étant un jeu à élimination directe, il arrive que des joueurs soient éliminés très rapidement et se retrouvent simples spectateurs de la partie, heureusement que ces dernières ne sont pas longues ! De plus, certains reprocheront aux cartes de proposer des pouvoirs assez inégaux et quelques combinaisons qui semblent imparables, mais encore une fois KoT est un jeu qui se veut rapide à pratiquer et familial : à mon avis, l'effet est volontaire, avec pour objectif que les parties ne s'éternisent pas et que tout le monde puisse gagner...

    S'il n'est pas réellement inovant, King of Tokyo est de ces jeux très accessibles et amusants qui ressortent régulièrement des étagères le temps d'un ou deux affrontements par monstres interposés.
    Le tout est agréablement illustré dans un style japonisant (forcément !) très cohérent.
    Alors évidemment, il faut être clair : KoT n'est pas un jeu stratégique, car même si on peut user de tactique en cherchant les bonnes combinaisons de cartes, ici ce sont les dés (et le hasard qu'ils induisent) qui règnent en maîtres et au final le jeu est avant tout un prétexte à se mettre joyeusement des grosses baffes (les monstres hein ! )...et ça fonctionne !
     

    Faut-il de temps en temps ne pas se poser trop de questions ? King of Tokyo nous propose un jeu de baston finement distillé. En effet, quoi de plus drôle de taper sur ses adversaires jusqu'à ce qu'ils disparaissent. Tous les coups sont permis, on peut s'acharner à plusieurs mais il faudra bien qu'il n'en reste qu'un. Moi, je trouve ce jeu très sympa, différent de ce qu'on a l'habitude de voir, le matériel est beau et les visuels à la hauteur des combats sans merci. Les éliminations permettent des parties courtes et pleines de rebondissements.
    Le seul petit bémol revient à la quantité de cartes proposées. En effet, le jeu va tellement vite que l'on est loin d'épuiser la pioche d'autant que certaines cartes sont assez chères.
    Voilà en quelques mots, un avis très positif sur ce jeu, à sortir en apéritif.



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